Parution : 20 juillet 2017
Messe en latin : la grande illusion

Summorum Pontificum, motu proprio de Benoît XVI libéralisant la messe de Pie V (elle est devenue la « forme extraordinaire » du rite latin, à côté du rite conciliaire de Paul VI, « ordinaire »), serait – dix ans après – une réussite, à en croire la presse catholique.

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Ainsi en France avant la décision du pape allemand, une cent-vingtaine de messes tridentines étaient célébrées toutes les semaines ; en 2017, nous en sommes à 221. Bravo ! Merci Papa Ratzinger ! D’autant que beaucoup de jeunes y participent, on vient de loin parfois pour admirer le dos du prêtre récitant à voix basse Institution et Consécration, les doigts joints, avec un diacre et un sous-diacre pour l’assister, sans compter les enfants de chœur masculins en soutanelle rouge. L’encens permet de rappeler que nous entrons ici dans le Mystère ; la magie n’est pas loin, le sacré est partout. Il ne s’agit plus de célébrer la messe mais d’y assister, comme lorsqu’on va au cinéma, au théâtre ou au concert admirer un beau spectacle. On s’en met plein les yeux et les oreilles, on est au « théâtre divin »(1).

A l’époque, Benoît XVI voulait couper l’herbe sous le pied des intégristes. Il s’agissait de sortir la messe des discussions jamais interrompues entre Rome et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) fondée par Mgr Lefebvre, même après le schisme provoqué par ce dernier en 1988 avec l’ordination sans mandat pontifical de quatre évêques. De cette manière, le pape aujourd’hui émérite pensait que l’on se recentrerait alors sur les différends théologiques (entre autres l’acceptation de Vatican II). A juste titre mais ce fut une victoire à la Pyrrhus. Car ce motu proprio provoqua bien des dégâts : dans les diocèses, les paroisses, les séminaires… Il fallait désormais faire une place non seulement à l’usus antiquior mais aussi à l’idéologie qui va avec, celle de l’extrême droite catholique qui a vu dans cette décision une validation de ses thèses. Summorum Pontificum a accentué la désertion des chrétiens conciliaires pour qui, décidément, l’Église n’avait rien compris, qu’il valait mieux emprunter certains chemins de traverse, s’affranchir de cette institution ankylosée et terrifiée par l’avenir qu’elle ne comprenait pas (cela n’a pas changé), devenue inattentive aux signes des temps. Le motu proprio a juste permis de réunir les chrétiens tradis jusqu’alors isolés, parcourant parfois des dizaines, voire des centaines de kilomètres pour «  assister  » à la messe tridentine. « Ils part[irent] cinq cents mais par un prompt renfort, [ils] [se] v[irent] cinq mille en arrivant au port… »

Aujourd’hui, ces braves gens se réjouissent de ces jeunes séminaristes et laïcs empruntant les voies du traditionalisme qui a réponse à tout et surtout se positionne contre le monde. Pour ces jeunes sans repères ou en difficulté avec leur personnalité, la messe rubricisée, codifiée, où le prêtre agit en lieu et place du Christ avec ce sentiment de toute-puissance, est un cadre rassurant qui permet de soigner leur ego souffrant. Ces élus sont à part, choisis pour servir d’où la soutane (voire la barrette, ici et là), la défense de thèses réactionnaires, comme signes distinctifs qui conditionnent les rencontres. De fait, ce n’est pas pour rien que le nombre de prêtres diocésains baisse quand ceux de ces communautés augmentent : il ne reste plus que des fondamentalistes (on exagère à peine) pour choisir la voix presbytérale. Ceux qui ont opté pour le service d’un territoire ont conditionné leur engagement à l’agenda tradi (il s’agit de regarder sur les différents sites diocésains les dernières ordinations) et peinent avec les orientations pastorales définies par les évêques dans les diocèses, eux-mêmes submergés par ce déferlement romantique dans l’Église.
Mais cela leur permit de faire illusion. Car l’appel aux communautés tradis – comme la Communauté Saint-Martin, la Fraternité Saint-Pierre (FSSP) et l’Institut du Bon-Pasteur (IBP), pour ne citer que les plus célèbres – leur a permis de repousser les inévitables débats sur le ministère presbytéral, la formation et la place des laïcs, la place et le rôle des femmes dans l’Église… Il s’agit d’une vision à court terme qui – s’ils ne changent pas leur fusil d’épaule – risque fort d’isoler davantage encore l’Église sur les grands sujets (notamment politiques et sociétaux).

François voudrait abolir ce motu proprio avec la reconnaissance de la FSSPX qui serait la seule autorisée (à plus ou moins long terme) à célébrer l’ancien rite dans le cadre d’une prélature personnelle. Rien ne serait fait – les discours différents de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) déconcertent jusqu’à la Fraternité elle-même – et le renvoi de l’intraitable cardinal Müller, remplacé par l’archevêque jésuite Ladaria Ferrer, ne rassure pas les lefebvristes pour qui il s’agit d’un changement dans la continuité. Quoi qu’il en soit, abrogé ou non, Summorum Pontificum aura instillé un venin vivace dans les veines de l’Église qui n’en finit pas de l’empoisonner ; ce motu proprio n’était pas qu’un décret pontifical, il était aussi la légitimation des idées les plus obscures auxquelles Vatican II avait – on le croyait – définitivement tourné le dos. Dix ans après, Summorum Pontificum n’a rien réglé, il a au contraire accentué les difficultés, créé désordres et divisions ; le pire, c’est que ce n’est que le début !

Note : 1. Cf. Ph. Martin, Le théâtre divin – Une histoire de la messe XVIe-
XXe siècles, CNRS Editions, Paris, 2010.

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Les vacances de mons..sire Hulot - te 31 août 11:36, par famvict

Ce débat se clôturant, il est temps de tirer les conclusions des vacances, ou de ces stages de fin d’études, des apprentis tradis/cha-cha que le blog a accueilli pendant cet été.

Il est vite apparu qu’il est périlleux pour ces jeunes, ou moins jeunes formatés tradis, de venir se plonger dans la - VRAIE VIE - et de quitter le cocon idéologique aseptisé et très orienté du lavage de cerveau qu’ils ont subis pendant leurs ’’études’’.

Orgueilleux, suffisants, prétentieux, malfaisants, on ne compte plus les qualificatifs dont nous avons été obligés de les qualifier.
Auxquels on peut ajouter ceux de méprisants, insultants et sans compassion pour les victimes de leurs méthodes, et dont ils ignorent l’ampleur.

Car cette ignorance, et d’autres, dont ils font preuve, voulue et entretenue par leurs ’’maitres et professeurs’’ en font de bons, et très bons - ROBOTS - à l’idéologie logicielle bien intégrée dans la ’’mémoire morte’’ de leur disque dur.
Soit disant être efficace pour dynamiser l’église catholique romaine.

Mais est elle Chrétienne ? On en voit les limites devant les échecs qui se font jour par endroits.

Au fait, qu’en pense Adam, nouveau venu parmi nous, chrétiens de ce monde du XXIème siècle qui prêchons le mariage des prêtres et l’ordination des femmes, et bien d’autres modernités ?
Mais peut être est-il déjà reparti, ses ’’vacances’’ étant elles aussi terminées ?
Ou rappelé par son professeur, à moins qu’il ne soit lui-même professeur venu à la rescousse de ses ’’élèves.
J’espère que non.

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Nouveau sur Golias 27 août 21:53, par Adam

Bonsoir à tous,

ayant découvert le site de Golias très récemment, je me permets de rédiger un commentaire sans rapport direct avec l’article sur la messe pour demander de plus amples informations. Je vous demande par avance pardon de ne pas être directement dans le sujet.

J’ai parcouru pas mal d’articles présents sur le site avant d’oser participer et je crois avoir saisi l’esprit de cette revue.
Néanmoins, je me suis plutôt concentré sur les articles et commentaires récents et je n’ai pas très bien compris ce qui s’était passé, d’autant que j’ai cru voir que la modération a dû beaucoup intervenir.

Merci beaucoup pour toutes les personnes qui voudront bien m’éclairer !

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Messe en latin : la grande désinformation 25 août 02:35, par famvict

De nouveaux, ou pseudo nouveaux, contradicteurs présents depuis quelques rubriques feraient mieux, au risque de se ridiculiser, de relire les anciennes rubriques de Golias avant de se risquer à faire des commentaires pour contredire, contrecarrer, et s’opposer, peut être sur ordre ou commande, aux articles publiés.
Exemple :
Prétendre qu’avoir des idées moyenâgeuses n’est pas forcément un mal.
Car le problème actuel de l’église catholique est justement, d’utiliser ou de laisser utiliser de vieilles ’’recettes’’ moyenâgeuses pour fomenter des machinations, des cabales, des guet-apens, contre les familles françaises, pour ’’enrichir’’ en âmes son cheptel en provoquant des ruptures familiales par des crimes de - tortures - mentales et psychologiques dans le but d’isoler des victimes de leurs familles.
Mais au passage, enrichir en biens meubles et immeubles les escarcelles de certains intermédiaires qui, pour y parvenir, montent des fraudes, des extorsions, des escroqueries, sous la couverture de retraites ou de centres de prières, organisées et coordonnées pour extorquer les victimes ayant leur libre arbitre affaibli et altéré, et obligées ainsi de se dépouiller de tous leurs biens, y compris futurs héritages.
Exemple concret : les organisations et groupes du Renouveau Charismatique et certains tradis
Toutes ces actions répréhensibles menées en commun et secrètement forment ce que l’on appelle : un complot.
Complot récemment prouvé comme étant un complot - POLITIQUE - contre les intérêts fondamentaux de la nation française, dont sa population, la structure et la nature de sa société, dont sa laïcité.
Complot ordonné le 28 juin 2001 par le pape Jean Paul II sous le nom de Nouvelle Evangélisation pour remettre Dieu au centre << des processus qui gouvernent l’activité politique, économique, et sociale ... alors qu’il est considéré exclusivement personnel et privé >> .
Avec bien entendu, la pratique de rétribution des services rendus auprès des intermédiaires que sont les organisations du Renouveau qui s’acquittent du sale boulot.
Aux uns, les âmes.... aux autres, les biens des victimes embrigadées dans des communautés troubles comme les Béatitudes, le Verbe de Vie, le Chemin Neuf, l’Emmanuel, et dans des groupes de soi disant prières formant ’’nourrices’’, aux méthodes autoritaires et totalitaires, pour maintenir dans la durée l’emprise psychologique, avec aussi les services de pseudos thérapeutes ’’chrétiens’’ qui sont soi-disant les seuls à pouvoir les comprendre.
S’ajoute donc à ce complot - politique - , une traite des êtres humains, y compris MINEURS, par les enfants des victimes.
Ce complot politique et ce crime de traite des êtres humains au profit d’une organisation étrangère établie dans un Etat étranger, sous le contrôle d’un ministère de cet Etat se paye de 30 ans de réclusion en droit français … !!!

D’où ce rappel, voire rabâchage pour d’éventuels nouveaux lecteurs et lectrices afin de les alerter sur les dangers que cache, souvent, la religion catholique romaine … !!!

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Idées venues tout droit du Moyen-Âge 24 août 14:24, par CdG

En lisant les réactions sur un certain nombre d’articles, et en participant au débat, j’ai pu constater un paradoxe qui n’est pas négatif mais qui pousse à faire attention aux mots que l’on emploie.

De très nombreux commentaires récriminent sur l’avidité des clercs, la volonté d’enrichissement de l’Eglise, etc.

Or les auteurs de ces commentaires sont souvent les mêmes qui traitent ceux qui émettent des avis différents des leurs ou qui ne formulent pas exactement les choses comme eux de dinosaures échappés du Moyen-Âge.

Or cette dénonciation de l’Église comme organe avide de pouvoir et cupide remonte précisément... au Moyen-Âge. Pierre Valdo, déclaré hérétique par les autorités du début du XIIIe siècle, émettait les mêmes critiques.
Comme quoi, avoir des idées moyenâgeuses n’est pas forcément un mal.

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Bogue en français, est un défaut de conception d’un programme informatique à l’origine d’un dysfonctionnement.
Ils peuvent être involontaires ou volontaires, et dans ce cas, malveillants.

Ce sont ces deux derniers points qui mettent à mal toute une stratégie de formation de jeunes prêtres.
Soit par des formations tradis, soit par des formations institutionnelles dépendant du Saint Siège comme la Communauté St Martin et autres.

Depuis quelques rubriques, on constate une évidence dans les interventions de nos contradicteurs.
Ils font tous un péché capital pour des chrétiens : l’orgueil.
Mais aussi un autre péché, celui là véniel : l’ignorance.

C’est ce péché pourtant véniel qui a son importance dans le cas des jeunes prêtres, car il y a plusieurs formes d’ignorances, et ils ont les plus graves : l’ignorance profonde et l’ignorance rationnelle :
• L’ignorance savante, c’est celle de celui qui « sait qu’il ne sait pas »
• L’ignorance profonde c’est celle de celui qui « ne sait pas qu’il ne sait pas ».
• L’ignorance rationnelle, ou loi du moindre effort, est le fait de renoncer à chercher un complément d’information avant de prendre une décision lorsque le coût pour obtenir ce complément dépasse l’enjeu de cette décision
Il s’agit au départ d’un phénomène individuel, mais qui peut avoir des effets dans les domaines soumis à des décisions collectives, telles que l’économie, les élections, la diffusion d’idées politiques ou religieuses.

Graves effets car l’ignorance rationnelle de chacun peut être la source d’erreurs collectives.
Elle peut également faciliter les manipulations par des leaders d’opinion comptant sur le fait que les gens qu’ils veulent convaincre n’iront pas creuser davantage les « vérités » qu’ils prétendent exposer.

C’est le cas des séminaristes et jeunes prêtres.
Et pour eux, on peut dire qu’ils sont victimes d’agnotologie.
L’agnotologie est l’étude de la production culturelle de l’ignorance
Il s’agit de voir l’ignorance non pas seulement comme une fatalité, ou comme une conséquence nécessaire des priorités de programmes de recherche, des conséquences de l’industrialisation, ou encore comme un échec du système éducatif, … mais bien comme résultant parfois d’une action : l’ignorance peut être créée de toutes pièces, par des stratégies de désinformation, de censure, ou bien entretenue par des stratégies pour décrédibiliser de la science, de la vérité par des acteurs individuels ou collectifs, qu’il s’agisse d’Etats, de fondations ou de groupes de pression… et de religions...!!!
Exemples concrets :
Le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté à la frontière de la France !
Les méfaits de l’amiante, les méfaits du tabac, etc…etc..

Et pour les séminaristes et jeunes prêtres ... MAI 68 !!!!

Présenté comme la victoire de ’’gauchistes’’ avec tout ce que cela comporte pour des tradis d’ultra droite, voire monarchique.
Alors qu’il s’agit d’un changement profond de la société, tant du point de vue individuel comme l’égalité et les droits des femmes, que du point de vue collectif comme la généralisation de la culture et le respect des droits humains, etc...!
Trop long à développer... mais ceci face au consumérisme idéologique et des fanfreluches d’apparat, des rites tradis fait qu’aujourd’hui, le fossé se creuse entre des chrétiens progressistes et les chrétiens rétrogrades tradis.

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Messe en latin : la grande illusion 15 août 11:41, par Jacques Hulotte

Gino Hoel ou Golias pourraient-ils préciser la source de l’information donnée dans le dernier paragraphe de l’article, selon laquelle le pape François souhaiterait abroger « Summorum Pontificum » et limiter l’usage du rite ancien à la seule FSSPX ?

A titre personnel je n’y crois pas une minute. François n’oserait pas faire un tel affront à Benoit XVI, qui est encore vivant, ou à sa mémoire s’il venait à mourir. En outre il est vraisemblable que cette querelle sur l’ »usus antiquior » lui est totalement indifférente. François est un latino-américain qui est persuadé que l’avenir de l’Eglise se joue en Amérique Latine, en Asie et en Afrique (ce n’est pas faux) où cette affaire n’a pratiquement aucun retentissement, et que l’Europe est un continent vieilli, épuisé démographiquement et surtout moralement par un hédonisme individualiste qui ne fait que croître et embellir et laisse peu d’espoir au christianisme (c’est assez juste), et que de toutes façons il ne comprend pas . La manière dont il parle de l’immigration et sur ce sujet rudoie les Européens, qui du coup le boycottent largement, puisqu’il parait que les manifestations pontificales sur la place Saint-Pierre auxquelles traditionnellement l’essentiel de l’assistance était européenne n’ont plus que le tiers ou le quart de celles de Benoit XVI, indique que l’incompréhension est réciproque.

Dans ces conditions sa position semble bien être : « Laissons donc dériver l’Europe vers sa perte puisque de toutes façons on n’y peut rien, parions sur le tiers-monde dont je suis issu (et dont sont aussi issus les migrants). Cependant, s’il existe encore en Europe un « petit troupeau » désireux de maintenir mordicus l’identité catholique y compris dans ce qu’elle a de plus traditionnel, soutenons-les. Ils ne sont pas les plus nombreux, mais ils sont les plus riches, les plus actifs, les seuls qui maintiennent ou gagnent des positions. Le progressisme catholique en Europe est en pleine déconfiture depuis au moins un quart de siècle et l’expérience a montré que de toutes façons il n’était que le sas de décompression vers la sécularisation de la société et l’expansion de l’athéisme, donc faisons une croix dessus ».

Mais si on peut me fournir une indication vérifiable un peu précise sur l’hostilité de l’actuel pape par l’article de l’actuel pape au Motu Proprio de Benoit XVI, je trouverais ça très intéressant.

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Après enquêtes faites en ce dimanche auprès de fidèles, une évidence s’impose à eux :
Ce ne sont pas les fidèles qui choisissent les prêtres et qui proposent et imposent le style de messe dans la paroisse.

Nous sommes face en France à de multiples poussées intégristes, traditionalistes et fondamentalistes qui ne sont pas propres à l’Islam, mais aussi à la religion catholique romaine, ses déviances diverses et ses autres dérives communautaires.
S’ajoute à cela la volonté d’un Etat étranger, le Vatican, d’imposer des prêtres qu’elle forme sur le territoire français à ses vues et pratiques, comme la communauté Saint Martin qui dépend du Saint Siège.
La France combat cette politique dans la formation des imams, mais cela existe aussi pour les prêtres de la religion catholique. Les enseignants sont certes français, mais le contenu est fortement influencé.

Il s’en suit donc pour les messes des entrismes à la fois des communautés déviantes comme les Béatitudes un peu partout, mais notamment à Lisieux.
Mais aussi de la part des intégristes de la Fraternité Saint Pie X.
Et aussi de la part des prêtres formés ’’à la dure’’ par un Etat étranger.
Chacun y apportant sa vision, ses rites et sa musique.

Le ’’succès’’ des messes en latin s’explique aussi par le rabattage qui est fait en France, comme en Belgique, auprès des fidèles des environs.
Comme quoi, le rabattage n’est pas propre aux partis politiques et aux syndicats.

Pour le reste, la musique, il s’agit de querelles de spécialistes... mais en définitive, c’est le croyant qui est désorienté et qui ne va plus à la messe...

A moins qu’il ne fasse l’objet de prosélytisme et d’embrigadement forcé... comme mon fils à Lisieux où tout a commencé pour déstabiliser sa sœur... Cela s’est poursuivi et réalisé à Molembeck dans une Fraternité de Tibériade en cheville avec les Béatitudes de Lisieux.
Elle en est revenue malade. Et d’après les professeurs qui l’on soignée à son arrivée chez nous, elle a été sauvée de justesse d’un choc physiologiste que l’on retrouve chez les femmes ayant été violées.
Avec le temps, on sait aujourd’hui que cela est dû aux méthodes de tortures morales des Béatitudes et autres charismatiques....utilisant la musique sacrée pour abaisser les défenses.
Dommage que cela continue de plus belle à Lisieux et ailleurs.
Les fruits de Sainte Thérèse sont peut être saints, mais pas pas toujours sains .
Je ne sait pas si son verger est traité en Bio, mais il devient urgent de le traiter efficacement... !!!

Et pas de seulement refaire la façade de l’entrée pour faire croire que ce sont de vieilles affaires comme voulait le faire croire Julie... Et leur complice, l’évêque de Toulouse/Blagnac.
Lui, je le lui est écrit. Il est très bien au courant de la situation actuelle.

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Illusion oui et non 13 août 14:29, par Julie Gorbiane

Il me semble que la question posée par le titre de l’article appelle une réponse sinon contradictoire, du moins nuancée :
-  d’un côté, si ceux qui pratiquent et soutiennent le rite tridentin largement ré-autorisé par Benoit XVI s’imaginent que c’est ça qui va permettre de rétablir la situation du catholicisme en France, c’est certainement une illusion. La sécularisation s’est accélérée depuis 50 ans et rite « extraordinaire » ou pas, il y a peu de chances que la tendance se renverse. Même si on repassait autoritairement toute l’Eglise de France au rite « Pie V », l’Eglise ne retrouverait évidemment pas les niveaux de vocations et de pratique dominicale des années 1960.
-  d’un autre côté ceux (et celles, comme Françoise) qui s’imaginent que le rite tridentin est limité à tout petit groupe de personne issu d’un groupe social délimité (disons pour faire simple l’ancienne aristocratie et une partie de l’ancienne bourgeoisie conservatrice) et que ça n’ira pas plus loin, se font aussi des illusions. Les différentes communautés traditionnelles font au moins le quart des ordinations sacerdotales annuelles en France et en feraient plus du tiers si la FSSPX les rejoignaient. Et les noms à particule ou de familles connues n’y sont pas majoritaires. Dans une communauté catholique française qui se réduit chaque année, il n’y a qu’un seul groupe qui progresse et c’est celui du « latin-grégorien » (qui gagne aussi des positions dans le rite Paul VI soit dit en passant). En tous cas je suis totalement en désaccord avec l’article de Gino Hoel : le rite ancien n’est nullement un poison, c’est juste le rite nouveau qui pour partie a, hélas, pourri sur pied.
-  Car enfin il faudrait se demander comment le rite tridentin, si compliqué à célébrer et que personne ne peut comprendre sans un gros bouquin latin-français peut depuis plusieurs décennies connaître un pareil retour en force alors qu’on n’ a pas ménagé les efforts, voire les actes d’autorité, pour implanter un rite plus simple, en français et dans lequel il est bien plus facile de s’intégrer. La réponse est simple même si elle doit pas plaire à Gino Hoel ou à Golias : on ne fait disparaître que ce qu’on remplace. Or le rite de Paul VI a pendant longtemps été, et reste encore trop souvent, célébré n’importe comment. Les chants liturgiques en particulier sont, quant aux paroles, ineptes dans ¾ des cas et ridicules jusqu’au scandale pour le dernier quart. Quant à la musique liturgique est elle dans 95% des cas d’une platitude à faire pleurer. Dans les chants de l’Ordo, par exemple, il n’y a guère que le « Notre Père » qui soit acceptable, et encore parce que c’est du Rimsky-Korsakov et donc une musique du XIXème siècle. Rien qui puisse concurrencer ne serait-ce que la messe grégorienne VIII (dite « des Anges ») qui est la seule qu’on connaisse encore et dont je commence à avoir marre à force de n’entendre qu’elle (avec le Credo III) quand par hasard je me trouve à une messe latine. Bref, on a substitué autoritairement le rite Paul VI au rite Pie V, mais le premier, en France, n’a jamais été, d’une manière générale, célébré de manière à apporter au peuple chrétien ce que le second lui apportait (heureusement ça commence à changer). Résultat : une bonne partie des fidèles est partie, et une partie de plus en plus importante de ceux qui restent reviennent au rite ancien.

Il ne faudrait quand même pas oublier que Benoit XVI a fait le « Summorum Pontificum », c’est parce que les évêques de France ont fait le blocus de l’indult « Quattuor abhinc » de 1984 et du motu proprio « Ecclesia Dei » de 1988 qui faisait dépendre de leur seule autorisation la célébration publique du rite ancien. Avec « Summorum Pontificum », l’initiative appartient aux curés et surtout les communautés « dédiées » (FSSP, Saint-Martin etc) peuvent avoir des paroisses propres. Une partie du peuple de Dieu s’est engouffrée dans la brèche et je trouve ça plutôt « démocratique ». C’est bien gentil de se gargariser de l’expression « Peuple de Dieu » pour dire « l’Eglise », mais le jour où le peuple en question va dans une direction qui ne plait pas aux élites autoproclamées on crie à l’ »illusion » ? c’est un peu facile ! d’un autre côté, c’est également ce qu’on observe dans notre monde politique. Alors…

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Messe en latin : la grande illusion 12 août 11:13, par famvict

Bonjour,
Quelqu’un parmi les habitués experts en religion pourrait me dire à quelle spiritualité appartient ce site :
http://www.vaticancatholique.com/la-maniere-d-honorer-ses-parents-et-de-leur-dire-la-verite/#.WY7A3OSQzIU

Et qui répond ainsi à un ’’courrier de lecteurs’’ :
<< ..... Vous devriez l’éviter complètement. Vous ne devriez pas la visiter du tout. De plus, vous ne devriez pas dire que vous la pardonnez jusqu’à ce qu’elle s’excuse et se repent. Avec certains membres non catholiques de la famille, un certain contact peut, dans certaines circonstances, être maintenus, mais lorsqu’une personne agit comme elle, alors tout contact doit être rompu, à moins qu’elle exprime de l’intérêt à changer et se convertir. Vous ne devriez pas la visiter ni lui parler. Vous devriez lui dire qu’elle est mauvaise et en route vers l’Enfer. Aussi, vous n’auriez pas dû vous excuser envers elle sauf si vous lui avez fait du tort de quelque façon. La manière de l’honorer est de lui dire la vérité : elle est une hérétique et en route vers l’Enfer, et à moins qu’elle n’exprime de l’intérêt pour se convertir à la vraie foi, vous n’aurez rien à faire avec elle.

De plus, ce n’est pas une surprise si elle rejette immédiatement votre offre, à savoir de visionner La Mort et le voyage en Enfer. La présence démoniaque qui la domine ne peut tolérer qu’elle considère ce qui est le plus important et le lieu où elle se dirige. En d’autres termes, elle a un manque trop important de grâce pour même visionner la vidéo. Elle est une rebelle contre Dieu. Elle est sous l’emprise du pouvoir du Diable, et elle haït la vérité. >>

Voir l’ensemble sur le lien...avec comme autre sujet : La secte Vatican II...! Et aussi : ’’ Vous ne pouvez pas vous rendre à un mariage non catholique ’’... etc..

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Messe en latin : la grande illusion 8 août 09:34, par Jesu Maria

Il me semble que nous n’avons pas la même conception de la messe, ce qui explique notre différence de point de vue pour celles de saint Pie V ou Paul VI.

À lire vos commentaires, il semblerait que la messe soit une commémoration du Jeudi saint destinée à unir les fidèles dans un moment de partage. D’où votre préférence pour la simplicité du rite Paul VI.

Le problème, c’est que Jésus a dit : "ceci est mon corps, ceci est mon sang" affirmant clairement Sa présence réelle à la messe. Il délègue ce pouvoir de la transsubstantation à ses apôtres en leur disant : "faites ceci en mémoire de moi".
Je doute qu’après ces paroles de Jésus le Jeudi saint, il y ait beaucoup de monde pour nier que la messe est un sacrifice renouvellant celui de la croix.
Dès lors, la beauté de la liturgie tridentine nous aide non seulement à entrer dans le mystère de la messe, mais le Beau élève l’âme vers Dieu (Socrate). Voilà ce qui condamne, à mon sens, la messe Paul VI à décliner : le Beau élève vers Dieu, qui seul fait vivre les êtres et les choses.

Enfin, les séminaires tradis sont pleins à craquer et les jeunes séminaristes diocésains que je connais préfèrent largement la messe en latin. Tout cela me fait penser qu’on ne dira plus beaucoup de messe Paul VI en France l’année de son centenaire...

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Latin - Pas latin Demande d’informations 6 août 21:39, par ferréol

Je me suis laissé dire qu’aux premiers temps de la chrétienté, l’évêque de Rome avait constaté que le bon peuple ne comprenait rien à ces célébrations eucharistiques en grec. Il avait donc préconisé l’usage de la langue vernaculaire, à l’époque,le latin.

J’aimerais avoir confirmation de tout cela parce qu’au collège je m’en tirais mieux en grec qu’en latin. Je serais peut-être intéressé par le retour de la messe en grec.

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Messe en latin : la grande illusion 5 août 17:55, par Nathanaël

Je parcours les différentes interventions (124 à ce jour !) et je lis des louanges sur le grégorien. J’en ai chanté pendant des années et je peux encore le faire par coeur pour certaines pièces. Mais il me semble que celles et ceux qui défendent le grégorien sur ce site sont un peu dans le rêve. Le grégorien chanté dans les églises avant le Concile Vatican 2, quand la messe était en latin, n’avait rien à voir avec ce qu’on peut entendre encore dans certains monastères et sur de CD. Dans ma paroisse, voilà ce que j’entendais (et subissais !) : un ou deux chantres, anciens séminaristes pour certains, chantaient le propre de chaque dimanche avec des voix plutôt viriles ! Et la mélodie et le rythme n’avait guère de valeur esthétique ! Pour l’ordinaire, beaucoup de gens les connaissaient - ou du moins en connaissaient quelques-uns (la "Messe des Anges" : ras-le-bol !). C’était chanté de façon très lourde, traînante, avec un accompagnement d’harmonium plus ou moins poussif. La réforme liturgique post-conciliaire : quel bol d’air ! Les chants en français créés alors : quel bonheur ! Ceux de Gélineau, Deiss, Akepsimas (eh oui !), Scouarnec (re-eh oui !), etc. Quelques râtés ? Bien sûr. (Mais ce n’est rien à côté des fadaises pieusardes des charismatiques actuels (les chants de l’Emmanuel, je n’en peux plus !). J’aimerais que les détracteurs des suites du Concile fassent preuve d’un peu plus de bon sens, quittent leur élitisme et ouvrent les yeux sur la réalité : les années 70-80 ne sont pas la cause de l’effondrement de l’Eglise catholique. C’est au contraire le retard dans le changement et l’ouverture à la culture du 20° siècle qui est la cause de l’éloignement de beaucoup.

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Messe en latin : la grande illusion 30 juillet 13:40, par André Moulin

A mon avis, cette discussion concernant le choix de la langue latine ou de la langue vernaculaire dans la célébration de la messe et l’inventaire exhaustif des faiblesses et mérites de l’une ou de l’autre ne conduisent qu’à une impasse : ce n’est pas là que se trouve le vrai problème. J’ai, in illo tempore, pratiqué le plain chant et la liturgie en latin, et leur reste attaché à cause de leur valeur sacramentelle, historique et esthétique. Mais, pendant que, avec quelques rares privilégiés, j’interprétais de mon mieux le "rorate" et le"gaudeamus", il y avait, debout dans le fond de l’église, des dizaines de "fidèles" qui, patiemment et dans un silence tout relatif, attendaient que le célébrant prononce la formule magique : "Ite, missa est". Ils estimaient que, ayant ainsi "assisté" à la messe, ils avaient accompli leur devoir dominical. Par contre, il m’est arrivé, il y a peu de temps, d’assister, dans le Nord de l’Italie (Chiavenna) à une messe où, soutenue par l’orgue et entraînée par la chorale, l’assemblée - en majorité des personnes d’un certain âge - chantait avec enthousiasme l’ordinaire de la "Messe des Anges" - en latin forcément. J’ai appris par la suite qu’il y avait, parallèlement et dans une église voisine, une messe en italien avec accompagnement de guitare...

Que certains fidèles trouvent que la messe en latin correspond mieux à leur spiritualité ne me chagrine point. L’important est pour moi non d’ASSISTER à la messe, mais de PARTICIPER à l’eucharistie et, surtout, de transposer cette participation dans ma vie de tous les jours, de concrétiser dans mes rapports avec mon prochain le message d’Amour reçu du Christ. Le parfum enivrant de l’encens et les dorures des ornements sacerdotaux peuvent, chez certains, servir d’adjuvants, mais ce n’est pas eux qui rempliront à nouveau des églises dont il est faux de prétendre que c’est l’abandon de la messe en latin qui les a vidées. La désaffection du culte ne s’arrêtera que le jour où l’Eglise fraternelle, désintéressée et généreuse que nous propose le Pape François redeviendra une réalité, le jour où l’on dira de TOUS les chrétiens - traditionnalistes et progressistes - : "Voyez comme ils s’aiment !

Ramener le répertoire choral moderne à certains chants (pas les meilleurs)d’Akepsimas revient à tomber dans la caricature. Il y a aussi des Chapuis, Lécot, Berthier, Goeseels et beaucoup d’autres. Et les chants de Taizé (harmonisations de J.Berthier) peuvent aussi, dans leur simplicité, élever notre âme. Le choix d’un chant religieux ( de son contenu, de son harmonisation, du type d’accompagnement qu’il requiert, etc.) a aussi une dimension pédagogique (il faut par exemple tenir compte de la tranche d’âge à laquelle il est destiné) qui me semble aussi importante que la dimension théologique évoquée par les éminents spécialistes qui s’affrontent, souvent brutalement, dans cette interminable discussion.

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Messe en latin : la grande illusion 26 juillet 12:09, par pierre

à une époque où les réacs de tout bords reviennent au galop.....mais sont souvent rejetés par les citoyens (on pense à sens-commun, allié de LR., sévèrement battu aux dernieres présidentielles françaises),
les mentalités de peur des évolutions de vie et de rejet de la différence, se retrouvent vite dans des dogmes pervers et discutables renouant avec les vieilles valeurs d’une société désormais passées.
c’est de meme pour les religions où les comportements les plus extremes d’un passé révolu, retrouvent une certaine vigueur par peur de leurs adeptes.
le nuage de fumée d’un catholicisme ultra ne remplira pas les Eglises déjà vides, ni redonnera un sens à une religion perverties par ses représentants aux mœurs sans commune mesure avec ce qu’ils doivent annoncer et faire vivre.

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Messe en latin : la grande illusion 26 juillet 00:36, par famvict

Il y a quand même quelque chose de bizarre chez les tradis qui se disent pourtant chrétiens :
On constate qu’ils font tous le péché d’orgueil !

Je crois qu’on appelle cela bourrage de crane !
Je vais finalement croire ce que disent les chrétiens ’’progressistes’’ : ils sont formatés et endoctrinés !

Catholiques sincères levez votre nez de votre livre de prières !!!
Catholiques honnêtes tradis ou non, ouvrez grands vos yeux sur les magouilles, escroqueries, guet-apens, machinations, et extorsions dont sont victimes des centaines de familles, dont la mienne !

Cela n’arrive pas qu’aux autres !!!

Certains, vus à la télé, l’ont compris...mais un peu tard !
Trop tard.

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Article partisan et partiel 25 juillet 16:09, par Qetboga

Vous aussi, vous confondez la forme et le fond. La grâce passe dans toute l’Eglise et dans des langages variés. Le latin ou le français ne sont pas une question essentielle. La question de fond est celle de la charité et dans ce domaine, il est facile d’aller regarder la poutre dans l’oeil du camp d’en face, mais d’oublier que les valeureux progressistes ou les chrétiens ouverts au monde sont aussi ceux qui ont laissé la droite dite "nauséabonde" seule pour défendre le droit et la justice envers certains des plus faibles. Depuis 1975 les prophètes et les résistants contre l’infinie cruauté de l’avortement sont à droite.

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Soufflée ! 24 juillet 16:37, par Julie Gorbiane

Là mon cher Golias, je suis soufflée ! je savais Golias plutôt dans la mouvance dite "progressiste", mais je ne pensais pas que ça allait jusqu’à une interprétation aussi négative de la Tradition.
il faut quand même être raisonnable : le "progressisme" a eu sa chance. Dans les années 1960 ou 1970 on se serait cru déshonoré si on n’avait pas célébré la messe avec des chasubles en tissu grossier évoquant des serpillères ou des calices en poterie grossière, une musique à vomir (les machins commis par la duplette Jo Akepsimas/Michel Scouarnec, en particulier, spécialement pénibles). Je ne sais pas si c’est ça qui a vidé les églises, en tous cas, ça ne les a pas remplies. Qui voudrait être prêtre pour célébrer de pareilles liturgies ? Pas grand-monde et on l’a bien vu. Et qui voudrait y assister ? de moins en moins de monde, on l’a bien vu aussi.
Je ne suis pas d’accord pour dire que Benoit XVI n’a fait le "Summorum Pontificum" que pour couper l’herbe sous les pieds des intégristes. Il a bien vu qu’il y avait une demande de liturgie traditionnelle, et en bon pasteur qu’il était il s’est efforcé d’ouvrir la porte à cette forme légitime de prière : à partir de là, l’offre crée la demande comme le savent tous les économistes. Quand on a assisté à une messe de paroisse "ordinaire" et à une messe célébrée en latin, grégorien, encens, soie damassée et le reste, le choix est vite fait. Il y a des atmosphères qui portent au recueillement et à l’accueil du Mystère et d’autres non. Les messes "à la guitare" des années 1970, ça "balançait", ça donnait peut-être envie de se trémousser, mais pas de prier. Et pour ce qui est de danser, admettons-le, le rock’n roll, c’était tout de même mieux.
Nombre de jeunes gens s’engagent, soit en tant que laïcs et en tant que couples chrétiens, soit dans la vie consacrée, au titre de cette liturgie traditionnelle. Personne n’est obligé de les suivre, mais il faudrait au moins se demander pourquoi c’est ainsi, et ce n’est certainement pas parce que c’est "rassurant" : ce n’est pas "rassurant" de s’entendre dire que si on ne suit pas les choses avec un minimum de rigueur, on est bon pour l’enfer. A cet égard, ce qui était rassurant, c’était l’idéologie molle façon Polnareff "On ira tous au paradis". Ajoutons que de toutes façons, la religion est aussi faite pour rassurer : sinon pourquoi dirait-on que "le Seigneur est mon berger...ton bâton, ta houlette me rassurent ?".
Maintenant, si le "progressisme" ne suscite pas de vocations, il faudrait aussi se poser la question : est-ce que ça ne serait pas parce qu’à force de regarder la terre il a à peu près complètement perdu le Ciel de vue ?
Je ne sais pas si François a envie de supprimer ce motu proprio, mais en tous cas il ferait une fameuse sottise : l’aile marchante de l’Eglise, actuellement, du moins en Europe, c’est bien les "Tradis". Lui-même est d’ailleurs beaucoup plus populaire chez les non-chrétiens que chez les catholiques pratiquants : il est assez intelligent pour s’en rendre compte.
C’est bien joli de nous bassiner avec "L’Eglise Peuple de Dieu". Mais si le peuple veut de la Tradition, qui ira lui dire qu’il a tort ?

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Messe en latin : la grande illusion 24 juillet 14:19, par Ronan

Gino, faut pas s’imaginer que les messes genre repas entre potes, avec chants nunuches et mamie qui mouline des bras, où le curé dit qu’il faut être bien gentil avec tout le monde, vont durer longtemps...

Pour les repas entre potes, on préfère la bière, les cahuètes, les matchs de foot, les jeux video, ... bref on préfère l’original à la copie.

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Messe en latin : la grande illusion 22 juillet 22:38, par André

L’école dont il est question dans l’article de l’Obs, j’y ai passé 3 ans. Le prof de sport, je le reconnais bien : sadique et nazi. Un de ses fistons était dans ma classe et —vrai ou pas vrai— il se vantait que son grand-père avait combattu dans la légion Charlemagne. Les cross dans la forêt, c’était exactement comme le raconte le témoin, plus jeune que moi et que je n’ai sans doute jamais croisé. Cette école était cauchemardesque.

Donc au-delà de la question du rit, la normalisation des tradis et intégristes signifie aussi la normalisation de toute une culture, largement nauséabonde et maltraitante. Il suffit de lire les articles et surtout les commentaires de lecteurs sur Medias-Presse-Info et autres pour s’en faire une idée.

Dans les cas de mauvais traitements et même ceux d’abus sexuels, on voit des parents sacrifier leurs enfants parce que réagir serait faire le jeu de l’ennemi. Ils préfèrent étouffer ou minimiser. Je parle ici d’expérience.

Alors je veux bien croire que toutes les familles tradis ne sont pas maltraitantes comme la mienne l’a été (et l’est toujours) mais il y a une grande tolérance pour la maltraitance et les idées extrêmes dans ce milieu. Pour s’en faire une idée, lisez les fils de discussion du Forum catholique sur la fermeture de l’école l’Angelus, par exemple celui-ci : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=831942

Voilà comment se comportent des fanatiques qui se sentent persécutés par le monde entier et ne se remettent jamais en une seconde en question.

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Messe en latin : la danse macabre 22 juillet 15:44, par Françoise

Bonjour Gino

Je crois personnellement que l’Eglise institutionnelle cléricale n’a jamais tourné le dos aux idées nauséabondes. Elle les a toujours gardées parce qu’elles correspondent au véritable fondement idéologique clérical lié à une monarchie absolue de droit divin.
L’institution a, de mon point de vue, pensé pouvoir faire une sorte de mélange des genres avec Vatican 2 tout en gardant les vieilles lunes qui l’ont conduite à s’allier à différents fascismes du moment que concordats et promesses de catholicisme romain intégral seraient préservés. Elle a aidé des criminels et collabos fascistes à fuir la justice pénale puis elle a installé un ancien soutien de ces collabos comme pape, P6, puis JP2 qui monte une restauration en installant des communautés liées aux idéologies d’extrême droite fascistes : Opus Dei, Légionnaires du Christ, Focolari, Chemin Néocatéchuménal...et d’autres, du genre communautés du Renouveau Charismatique qui avec une façade plus ouverte et en apparence hippie, tombent rapidement dans les mêmes travers et les mêmes amitiés politiques douteuses.

Si l’on creuse derrière la vitrine, en réalité il n’y a pas de changement profond chez le haut clergé, même avec Vatican 2. Et le renouveau d’alliance avec les intégristes schismatiques et leur messe en latin, n’est finalement qu’un retour logique vers la famille idéologique de toujours et qui politiquement s’est ancrée au 20ème siècle dans différents mouvements fascistes et surtout dans une lutte de classes, riches contre pauvres.

Avec une courte pause Vatican 2, vite refermée.
Parce qu’au fond du fond de cette institution, la question principale, j’allais presque dire l’obsession, c’est le pouvoir. Et un pouvoir absolu, totalitaire. Donc il est logique qu’on y retrouve l’intégrisme dont la pierre angulaire se situe aussi dans le totalitarisme.

Ceci étant dit : est-ce que pour sauver ce pouvoir totalitaire, l’alliance intégriste n’est pas une mèche allumée sur de la dynamite ?

Personnellement, je le pense. Cette association joue le rôle d’accélérateur d’autodestruction. Mais pour autant, jusque-boutiste, l’institution continuera sur ce chemin de perdition, peu importe le nombre de crimes commis, le nombre de clercs et croyants perdus. C’est ça le pire, je trouve.

Avec toujours un discours qui prétend ainsi défendre le message de Jésus...Quel contresens et quelle manipulation !

Heureusement, de plus en plus de croyants commencent à se rendre compte de tout ça. Mais combien de douleurs, de morts, de traumatismes aura subi le Peuple de Dieu avec ces errances, et combien encore y en aura-t-il avant que l’institution s’effondre.

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Messe en latin : la grande illusion 22 juillet 12:56, par professeur Tournesol

suite :
Je préfère un Benoît XVI distinguant la forme du fond, libéralisant la messe traditionnelle tout en mettant de sérieuses conditions à la réintégration de la FSSPX, à un François près à intégrer ladite Fraternité sans condition.

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Messe en latin : la grande illusion ? 22 juillet 12:51, par professeur Tournesol

D’abord le titre est simpliste, "messe en latin" n’est pas synonyme de "messe tridentine" ou de "forme extraordinaire du rite romain". La réforme liturgique ne fut pas qu’une réforme linguistique, et l’on peut très bien célébrer la messe de Paul VI en latin comme à Solesmes ou St Pierre de Rome.
Certes il peut y avoir des excès de dentelles et de dorures, certes le cérémonial est très compliqué, surtout à la messe solennelle, mais la messe traditionnelle n’est pas plus théâtrale que la messe moderne, avec le célébrant tourné en permanence vers ses spectateurs, pardon, ses paroissiens, et certains prêtres sont tentés de faire leur one-man-show, avec l’omniprésent animateur, la chorale parfois dans le choeur, tournée vers l’assemblée, sans parlé des messes avec enfants qui ressemblent plutôt au spectacle de noël de l’école.
Golias ferait bien de s’interroger pourquoi la messe modernisée n’attire plus, tandis que la messe traditionnelle attire, et pas seulement des vieux nostalgiques de la messe de leur enfance. La messe actuelle, telle qu’elle est célébrée, est parfois plus conviviale et festive, tandis que la messe traditionnelle est plus solennelle et recueillie. Il suffit d’entendre les paroissiens bavarder en attendant le début du specatacle, euh..., de la messe ordinaire.
La messe traditionnelle n’est pas en elle-même intégriste, la langue latine n’est pas plus intégriste qu’une autre. Regardons les protestants, les protestants traditionnels, luthériens et réformés, avec leurs vieux cantiques, leurs orgues et leur pasteurs en robe noire, sont-ils plus intégristes que les évangéliques avec leur chants rythmés, leurs guitares et leurs pasteurs en costume civil ?
Le mérite de Benoît XVI avec Summorum Pontificum, fut justement de sortir la messe traditionnelle de son ghetto, permettant à des prêtres et des laïcs attachés à un style liturgique traditionnel sans pour autant être intégristes, d’avoir accès à la messe de Pie V - Jean XXIII. J’ai eu l’occasion de participer à la messe traditionnelle célébrée par un vieux prêtre diocésain, les homélies n’avaient rien d’intégriste et auraient pu être prononcées à la messe "normale". Réserver la forme extraordinaire à la FSSPX risquerait de pousser ces fidèles et ces prêtres modérés dans les bras de l’intégrisme.

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Messe en latin : la grande illusion 21 juillet 21:24, par Cassianus

Lex orandi, lex, lex credendi : les défenseurs de la « messe de toujours » (c’est-à-dire de l’ancien rite réhabilité par Benoît XVI) ont toujours su que la réforme liturgique voulue par Vatican II allait miner la foi traditionnelle et que le rétablissement, même seulement très disséminé, de l’ancienne messe aurait pour résultat, à la longue, de neutraliser la subversion doctrinale du novus ordo. Ce qu’ils n’avaient pas prévu et qui est en train d’arriver, c’est que la mise en évidence de la rupture dogmatique opérée par le concile allait aussi discréditer la totalité du « magistère » ecclésiastique. Et que la suspicion généralisée à l’égard du clergé catholique finirait par remonter jusqu’aux sources de la révélation chrétienne — si bien que tous les professionnels du christianisme allaient être perdants. Et, en effet, quand on regarde de près les textes fondateurs du christianisme, on ne tarde pas à en découvrir les incohérences internes et les multiples indices de charlatanisme sectaire. Jusqu’à nos jours, le christianisme, sous toutes ses formes, n’a survécu que grâce à la crédulité populaire, entretenue d’une manière plus ou moins consciente et cynique par des gens qui ne voulaient pas scier la branche sur laquelle ils étaient assis. Une plateforme comme Goliat, en permettant un libre affrontement d’opinions religieuses, est certainement un outil précieux pour déchristianiser la chrétienté en profondeur, c’est-à-dire en lui montrant l’inconsistance intellectuelle radicale de l’évangile. Certains s’accrochent encore à des lambeaux d’éthique ou d’hygiène mentale, comme la fameuse « loi d’amour » attribuée à Jésus. Mais s’apercevoir que l’amour, en tant que ligne de conduite, n’est ni possible ni souhaitable n’est alors plus qu’une question de temps ; la mèche est allumée et son feu progresse vers le baril de dynamite ; à la fin de sa course, qui est prochaine, c’est la vraie, l’inéluctable et définitive révélation : celle du mensonge de toutes les religions et de l’ignorance totale où nous sommes tous du sens de la vie, donc de celui de l’effort pour y demeurer.

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Quand les bisbilles entre pratiques religieuses débordent et dérivent sur la mise en place, en France, d’un pouvoir de nuisance sur la population française :

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20170719.OBS2319/integrisme-racisme-j-ai-ete-eleve-a-la-fraternite-saint-pie-x.html :

<< Au milieu des années 1990, Christophe, 28 ans, intègre une école primaire, puis un collège non mixte, de la Fraternité Saint-Pie-X. Des prières en latin aux pires humiliations, voici son histoire :
…………………… /...............
Il y a une vie à l’extérieur :
Malgré la solitude dont je faisais l’objet dans ma démarche de sortie de ce mouvement sectaire, j’ai réussi à me libérer, tout seul, et à influencer ensuite une partie de ma famille pour qu’ils s’en échappent eux aussi.
Avec le temps, je me suis reconstruit – de même que mon frère –, et tout ceci est maintenant derrière moi.
J’aimerais donc adresser un message d’espoir à tous les élèves prisonniers de ces écoles destructrices : il y a une vie à l’extérieur beaucoup plus épanouissante. Elle permet à chacun de vivre sa vie selon ses choix, d’être libre et beaucoup plus heureux.
Le régime démocratique et républicain dont jouit notre pays, grâce à la laïcité et à la liberté religieuse, est une chance, une chance immense, pour tous les citoyens. >>

Quant au Renouveau Charismatique …. !!! Et aux communautés Saint-Martin, Fraternité Saint-Pierre , Institut du Bon-Pasteur, etc. ....!!!
Je pense que nous sommes arrivés à un moment où la mansuétude due à la liberté religieuse dont fait preuve l’église romaine est arrivée à un terme, et doit laisser la place à une réflexion sur les emprises – POLITIQUES - que sont les conséquences de ces bisbilles internes à la religion catholique romaine !

A trop laisser libre cours à l’expression de ces divers courants internes, c’est à terme la santé et l’éducation de beaucoup d’enfants et d’adolescents qui sont compromis... Et donc à terme venir alimenter des courants - politiques - d’extrême droite... voire carrément NEGATIONISTES !!!
Et ce au moment où on vient de célébrer le 75ème anniversaire de la rafle des juifs français...Va t-on laisser faire pour qu’un jour cela recommence ?

C’est désormais du communautarisme rampant qui outrepasse les idéaux non seulement de la France, mais aussi de ceux auxquels sont attachés les Chrétiens (la majuscule est intentionnelle).
Ce n’est plus compatible avec la République française.

S’élever contre le communautarisme et l’intégrisme islamiste qui polluent la religion musulmane est normal.
Et il faudrait laisser faire les communautaristes et intégristes catholiques qui agissent ainsi contre la République ????

Rien ne va plus !

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Messe en latin : la grande illusion 21 juillet 09:15, par Cassianus

Jésus-Christ, selon, les évangiles, n’est pas qu’un rassembleur : il est aussi un diviseur. Lui, le prince de la paix, il n’est pas venu apporter la paix, mais le glaive. Qu’il y ait donc des partis qui se forment à cause d’une interprétation qui est donnée à sa parole n’a pas de quoi nous étonner. Les prises de position libérales du Pape François soulèvent, comme chacun sait, de grosses vagues de protestation dans le monde catholique. Ce n’est donc pas le consensuel qui doit être considéré comme un critère de vérité. Les auteurs du Nouveau Testament se plaisent à opposer la petitesse de l’Église naissante à la puissance intimidante du monde extérieur, qui est appelé simplement le monde, d’où est venue l’épithète mondain pour désigner ce qui est opposé à la singularité compromettante de la sainteté.

La volonté très consciente et explicite de se démarquer du « monde » (devenu l’équivalent chrétien de la gentilité pour les Juifs) est un motif de fierté pour le christianisme primitif. C’est pourquoi l’expression « fuir le monde » a été pendant très longtemps (le temps qu’a duré la fidélité de l’Église à son identité première) l’évocation exaltante d’un courage héroïque : fuir le monde, c’était résister à Satan, en préférant l’abjection (un autre mot positif dans le langage ascétique) à la facilité confortable de céder à la pression sociale dominante.

Mais cet enfermement sectaire ne se retrouve-t-il pas dans tous les groupes libéraux et progressistes, dès lors qu’ils se voient combattus par un retour en grâce du traditionalisme ? Il ne faut pas se leurrer : ce qui était un symbole de pugnacité juvénile il y a 50 ans est devenu, pour les nouvelles générations, un marqueur de ringardise sénile. Les jeunes ensoutanés pourfendent les « dinosaures » de la sécularisation avec la même joyeuse insolence et le même sentiment d’être « branchés » que ces mêmes vestiges croulants d’un passé révolu quand ils étaient eux-mêmes aux prises avec les partisans de l’autoritarisme « fasciste » en politique et du « scolasticisme » en théologie. Les vieux sont, hélas, trop vieux pour se rendre compte qu’ils paraissent encore plus vieux quand ils font les jeunes.

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Pas gentil pour nos arrière-grand-parents 21 juillet 08:55, par Rognon

Je suis d’accord sur l’excès de rite et l’intersection nette avec l’extrême droite catholique.
Mais franchement réduire la messe tridentine à une sorte de spectacle c’est un peu exagéré, c’est quand même comme ça qu’ont prié les catholiques pendant un moment !
Pour ma part j’y suis allé quelques fois (horaire de messe qui arrange, par exemple à Lourdes), je ne comprends pas assez le latin pour trouver ça passionant mais je n’ai pas eu l’impression d’aller au spectacle non plus

J’avoue être plus préoccupé par l’effondrement de la pratique en rite moderne que par la globale stabilité de la pratique en rite tradi...

Cette dernière est d’ailleurs une contre-performance vu la taille moyenne des familles de cette obédience...
(l’augmentation du nombre de messes ne veut rien dire)

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Messe en latin : la grande illusion 20 juillet 23:30, par helene

Gino
Pour connaître ses groupes par "procuration" ils ont une très grande aptitude à scenariser toutes les étapes d’une vie chrétienne !

On est très loin du Jourdain et de la Cène !
Très prompts également à gommer toutes "erreurs" et a refaire les histoires a leurs sauces !

Encore une fois qui se ressemblent s’assemblent !

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Messe en latin : la grande illusion 20 juillet 21:39, par françois (plus que jamais ni papiste, ni romain...!)

"Quoi qu’il en soit, abrogé ou non, Summorum Pontificum aura instillé un venin vivace dans les veines de l’Eglise qui n’en finit pas de l’empoisonner ; ce motu proprio n’était pas qu’un décret pontifical, il était aussi la légitimation des idées les plus obscures auxquelles Vatican II avait – on le croyait – définitivement tourné le dos. Dix ans après, Summorum Pontificum n’a rien réglé, il a au contraire accentué les difficultés, créé désordres et divisions ; le pire, c’est que ce n’est que le début !

Pour ce qui me concerne, cette "Eglise" et la religion qu’elle défend ne représente plus rien...!

Requiescat in pace...

in nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti

amen et deo gratias...!!!

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"LA GRANDE ILLUSION" 20 juillet 18:38, par Diane

Merci Gino,
« La grande illusion » le titre est complet il résume tout.
Illusion, appréciation conforme à ce que quelqu’un souhaite croire, mais fausse par rapport à la réalité.
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Surprenant, ce manque de clairvoyance de Benoît XVI.
Lorsque je relis la bible familiale « Entretien sur la Foi » de Ratzingzer (1985) livre annoté par les camps tradis et intégriste je découvre un futur pape prophétique. 37 ans plus tôt il parlait déjà et entre autres, de ce qui fait aujourd’hui ma façon de voir la femme, la sexualité. Vision partagée par la majorité de mes contemporaines.
Pour lui, Vatican II était une réponse, au monde d’aujourdhui et un rempart.
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Vous décrivez ces jeunes prêtres avec des mots justes, sans acrimonies. Au fond c’est surtout triste pour eux.
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Mais Benoît XVI ne pouvait pas envisager la force du net et des réseaux sociaux. Moi, qui suis abonnée à leurs pages et en fait une lecture quotidienne je suis frappée par leur essence : la négativité. C’est pathologique. Rien ne va, rien ne marche ils sont tout, ils sont Dieu. Hors d’eux point de salut. Ils font bloc, se congratulent et alimentent leurs délires communs.
J’y vois des ensoutanés qui laissent se dire des horreurs sur leurs pages lorsqu’elles ne viennent pas d’eux
.
« … l’idéologie qui va avec, celle de l’extrême droite catholique qui a vu dans cette décision une validation de ses thèses » dites-vous c’est exactement cela.
Du genre de ce que je viens de lire : « Comme disait Jean-Marie Lepen... les roms, c’est comme les oiseaux, ça vol naturellement... Mais bon... devant un tribunal cela en coûte 20000 € de décrire ce monde réel ! » ceci accompagné d’une vidéo vue 2 284 fois et de propos nauséabonds.
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Au fond, toutes ces personnes évêques comprit ne sont pas des courageux mais des lâches. Le repli sectaire est une facilité. Facile tel un gros nounours de lâcher des tweeds comme on lache des… . Facile de se déguiser, en flonflons flonflettes avec un encensoir, de s’approprier Dieu et de le réduire à ses propres fantasmes.
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Prendre à pleine mains la réalité, la voir l’assumer, être a l’écoute, trouver des réponses, se tromper, recommencer c’est être debout et un peu plus dur que de se vautrer dans des croyances toutes faites.
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Ces ensoutanés veulent recréer un passé qui n’à jamais, jamais existé sauf dans des romans.
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Mais ça oui cela a existé : Allemagne au moins 547 garçons et adolescents ont subi des abus, le nombre de victimes pourrait en fait être bien supérieur et dépasser les 700 : chœur catholique des Regensburger Domspatzen.
http://mobile.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/allemagne-au-moins-547-enfants-victimes-de-maltraitances-dans-un-choeur-catholique_2288938.html#xtor=CS2-765-%5Bsms%5D-&xtref=acc_dir

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Alors lorsque qu’on lit que ce présumé violeur le « père Eligio Piccoli, n’exprime aucun remords à près de 90 ans. À l’entendre, ce n’était pas un crime, mais un simple vice »
Lorsqu’on lit : Les prêtres les plus dangereux du Provolo étaient mutés à l’étranger dans d’autres pensionnats de l’institut.
http://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/italie-scandale-de-pedophilie-dans-l-eglise-a-verone_2290353.html
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on s’interroge.
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Car voyez-vous ce qui est affolant, c’est de voir combien un Eglise qui se dit « mère » peut avoir de poids pour museler la souffrance la parole de milliers d’enfants, de famille.
Çà oui ça fait peur.
Et c’est dans le monde entier
Si chez nous le silence était si fort qu’en est-il de l’Afrique, de l’Amérique du sud et d’ailleurs.
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« Flonflon-fonflette », c’est cela que vous voulez nous voir revivre ? Oui sinon pourquoi refaire des écoles de lobotomisation, écoles d’endoctrinements pour la perpétulisation d’ensoutanés et de géniteurs d’ensoutanés.

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On se dit avec terreurs que « La grande illusion » 2017, les flonflons flonflettes et les discours d’antan donneront les mêmes maux.
https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/police-et-justice/les-scandales-pedophiles-dans-l-eglise-catholique-afp-9cdc0cf5cac0f5f9b9504a4dd3a52132eb0c1868

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