Parution : 12 septembre 2017
Hostie

L’Église vient de rappeler à ses évêques les règles en vigueur pour le choix du pain et du vin pendant la messe. Elle ne veut pas d’hostie sans gluten, mais y admet l’introduction des OGM (Source : Lepoint.fr, 08/07/2017)
Autrement dit, les personnes souffrant de maladie cœliaque, allergiques au gluten, et les écologistes hostiles aux OGM ne pourront communier. Cela fait beaucoup d’ostracismes !

71 commentaires
En pied de l'article.

Pour les catholiques, le pain et le vin deviennent réellement le corps et le sang du Christ pendant l’eucharistie, mais pour que s’opère cette transsubstantiation le pain doit être azyme (sans levain) et de pur froment, et le vin provenir de pur raisin, non aigri (transformé en vinaigre). Si ces deux conditions ne sont pas remplies, le sacrement ne s’accomplit pas (non conficitur sacramentum). Je renvoie ici aux Instructions pour dire la Messe (Ordo Missae, Imprimerie du Vatican, 1965, en latin : pp.59-62). La matière est plus essentielle que la personnalité même de l’officiant : si celui-ci est en état de péché mortel, pourvu que rite et paroles soient bien observés, valable est le sacrement (ibid., p.63) !
Que ne connaît-on l’histoire, pour relativiser tout cela ! Déjà l’opposition entre les partisans du pain sans levain (azymites), et ceux du pain levé (fermentaires) a été une des causes au 11e siècle de la séparation des églises chrétiennes d’Occident et d’Orient. Ensuite sur la signification de la présence réelle du corps du Christ sur l’autel on a hésité pendant tout le premier millénaire, et ses conditions matérielles n’ont été fixées par Rome qu’à partir du Concile de Trente, contre les protestants réformés qui voyaient dans la dernière Cène un sens non littéral, mais symbolique. Et on connaît la fameuse Querelle des rites, des 17e et 18e siècles, où Rome a refusé que les missionnaires puissent utiliser pour la messe d’autres matières que le pain et le vin, inconnus des populations évangélisées. Pourquoi s’obstiner ainsi sur une vision si matérialiste et réductrice d’un usage ? Perseverare diabolicum !

71 commentaires
Hostie 21 septembre 20:03, par lucien

Dans la communion eucharistique "au Corps du Christ", nous
savons aujourd’hui que notre corps, et celui du Christ, est défini selon différentes composantes :
- somatique, à laquelle on ne peut le réduire ;
mais aussi :
- psychique, qui mentalise notre existence ;
- sociale, qui nous relie en humanité ;
- spirituelle (religieuse ou autre)qui donne du sens à notre
vie.
Ainsi, le Corps du Christ dans la communion est bien autre chose que physique, organique, viscéral, ... Qu’importe donc la forme sous laquelle nous sommes invités à le partager dans la foi ?

repondre message

Hostie 15 septembre 22:24, par Françoise

Coucou Michel

J’espère que vous avez passé de bonnes vacances et un bel été.
Votre billet me rappelle un souvenir d’enfance : ma soeur adorait se déguiser en curé (ma grand-mère avait conservé de vieilles aubes et étoles brodées) et officiait avec des pastilles vichy ou des chips en guise d’hostie, du jus de raisin en guise de vin. Nous avions un ciboire, tout ce qu’il faut.
Avec les copines, les cousines comme paroissiens, nous nous tapions des bonnes parties de rigolade en servant la messe à tour de rôle et en communiant.
Je me souviens que la grosse hostie était très souvent une énorme galette au beurre que je devais graver d’une croix au couteau à bout rond, sauf une fois où nous avions réussi à faire la croix avec du chocolat fondu.
Nous lisions des passages d’un vieux numéro du journal de Suzette pour passages d’évangiles. Ma soeur écrivait elle-même ses sermons et récitait cela avec emphase...Parfois nous étions déguisées...

Evidemment, cela horrifierait j’en suis sûre pas mal d’intégristes aujourd’hui. Mais le curé du village qui un jour était passé à la maison des grands-parents durant ces jeux, avait trouvé notre théâtre de la messe, très réussi et beaucoup ri. Car nous avions dans les personnages, toujours la vieille bique radoteuse qui jouait de l’harmonium et chantait faux en latin, celui qui s’endormait durant le sermon avec force ronflements, la pieuse qui était toujours à genoux et les enfants de choeur qui se racontaient des histoires ou jouaient au bille dans le dos du curé.
En fait, nous revivions nos observations de ces moments finalement assez particuliers du dimanche, avec tout le panel de personnages truculents qu’on trouvait à l’époque.

Et cela ne choquait personne. Aujourd’hui, il n’y a plus cette légèreté. Tout semble comme dramatisé. Ou alors j’ai bien vieilli...

Pour en revenir à votre billet, c’est vrai que la fixette sur la composition de l’hostie, du vin, c’est un peu stupide. L’essentiel est dans le partage. Peu importe que ça soit un petit beurre, un morceau de brioche ou de pain, une galette de riz, de sésame, etc, etc.
Y a un côté chochotte là-dedans qui me dépasse.
Et le côté transsubstantiation, m’a toujours choquée. Je ne me voyais pas manger Jésus. Rien que l’idée m’écoeurait.
Et je n’ai jamais pensé à ça en prenant l’hostie. Par contre, suivant la fabrication, l’hostie a un petit goût sucré que j’aime bien. Mais c’est carton pâte en bouche quand c’est trop épais. On dirait du maïs cartonné, beurk.
Q

uand j’étais gosse, j’adorais conserver l’hostie en bouche, jusqu’à la fin de la messe. Je ne m’autorisais à l’avaler qu’au dernier "nous rendons grâce à Dieu". C’était comme un concours : faire durer le plus longtemps possible l’hostie...
On y a tous joué je pense un jour où l’autre, non ?
Peut-être vous aussi ?

Tiens d’ailleurs, ce serait rigolo de se raconter ces souvenirs-là de messe durant notre enfance.
J’ai ouvert le ban...Les ceusses qui veulent poursuivre, à vous de raconter !

La bise à tous !

repondre message

Hostie 13 septembre 19:26, par helene

Entre ceux et celles qui ne peuvent communier compte tenu de leur situation et les allergiques ! Ca fait plus beaucoup de monde...

repondre message

Hostie 13 septembre 16:58, par eliane

Oh j’avais lu avant qu’apparaisse la deuxième partie du texte...

repondre message

Hostie 13 septembre 16:54, par eliane

Et pour le choix du vin il n’est rien dit ? bizarre ...

repondre message

- Dans la rubrique: Le blog du Sacristain

Le dernier livre de Michel Théron, Sur les chemins de la sagesse, est disponible sur commande en librairie, ou directement sur le site de son éditeur BoD https://www.bod.fr/livre/michel-theron/sur-les-chemins-de-la-sagesse/9782322080823.html (248 pages, 9,99 euros)

Michel Théron
Parution : 21 novembre 2017
Parution : 15 novembre 2017
Parution : 8 novembre 2017
Parution : 24 octobre 2017
Parution : 18 octobre 2017
Parution : 11 octobre 2017
Parution : 6 octobre 2017
Parution : 2 octobre 2017
Le site de l'auteur : le blog de Michel Théron
| © Le site officiel de GOLIAS pour les informations d’actualité 2009-2017 | Fait avec : SPIP et Thélia plugin thelia |

| Courriel à la Rédaction | RSS RSS | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |

article jeune